Le Festival du film d'El Gouna a le plaisir d'annoncer les noms des « Étoiles montantes » retenues dans le cadre des programmes de la plateforme CineGouna. La sélection de cette année met en lumière des cinéastes dont les voix singulières façonnent l'avenir du récit dans le monde arabe. Venus des quatre coins de la région, ces créateurs apportent des visions artistiques uniques et des perspectives novatrices, repoussant chacun les limites de la forme et du fond dans le cinéma arabe.

Depuis son lancement en 2024, l'initiative des « Étoiles montantes » met en avant des cinéastes dont les créations transforment déjà le paysage qui les entoure. Elle traduit la conviction du Festival du film d'El Gouna que l'avenir du cinéma arabe est déjà en marche, ainsi que son engagement sans faille à soutenir les talents qui le bâtissent.

À travers ce programme, les « Étoiles montantes » de cette édition échangeront avec des figures de premier plan de l'industrie et participeront aux événements majeurs du festival, des tables rondes aux rencontres avec la presse jusqu'au tapis rouge. Un parcours sur mesure pensé pour offrir à chacun d'eux la visibilité que méritent leurs créations.

Hayat Al-Jowaily, directrice du programme CineGouna Emerge, souligne : « Les ’Étoiles montantes’ de cette année ont déjà commencé à laisser leur empreinte, chacune dans son propre domaine au sein de l'industrie. Ce que nous leur offrons n'est pas un simple départ, mais un moment de reconnaissance ; une opportunité d'être vus, d'être entendus et de tisser des liens. » Elle ajoute : « Notre mission consiste tout simplement à les réunir en un même lieu et à braquer les projecteurs sur eux, au moment précis où leurs œuvres sont prêtes à rencontrer le public. »

Amr Mansi, cofondateur et directeur exécutif du Festival du film d'El Gouna, déclare : « Nous devons veiller à ce que les récits de cette région voyagent vers le reste du monde. Nous croyons fermement que les créateurs qui nous accompagnent incarneront les voix majeures de ces histoires. »

Andrew Mohsen, directeur artistique du Festival du film d'El Gouna, précise : « Ce qui donne toute sa valeur au programme des ’Étoiles montantes’, c'est qu'il fait corps avec le reste des activités du festival. Nombre de ces cinéastes défendent des projets au sein de la plateforme ’CineGouna SpringBoard’ ou présentent des films en compétition – ou déjà présentés – dans nos sections officielles. Ce programme consacre des talents dans lesquels nous avons déjà investi, et dont nous suivons l'évolution d'une édition à l'autre. »

Les Étoiles montantes de CineGouna lors de la 9e édition du Festival du film d'El Gouna :

Abdullah Dinewar – Égypte

Abdullah Dinewar est un réalisateur, producteur et scénariste égyptien basé au Caire. Il a produit plusieurs courts métrages primés sur la scène internationale, parmi lesquels « Mon frère, mon frère » et « Khéops ». Il a également officié en tant que consultant au scénario sur de nombreux courts métrages. Il dirige actuellement le département des projets spéciaux chez Zest, où il a assuré la réalisation du concours de courts métrages « Aich », organisé dans le cadre du Festival du film d'El Gouna en collaboration avec le Programme alimentaire mondial.

Razan Al-Saghir – Arabie saoudite

Razan Al-Saghir est une scénariste et réalisatrice saoudienne qui partage son temps entre l'Arabie saoudite et les Pays-Bas. Ses œuvres explorent les thématiques de la féminité, de la mémoire, de l'amitié, du patriarcat et du passage à l'âge adulte au sein d'une société en pleine mutation. En s'inspirant de son vécu et des détails du quotidien, Razan tisse des récits intimes et nostalgiques, profondément ancrés dans la culture saoudienne et les complexités des transformations sociales.

Omar Rammal – Palestine

Omar Rammal est un cinéaste palestinien reconnu pour son style visuel distinctif et son aptitude à raconter des histoires humaines saisissantes. Ses créations ont touché des centaines de millions de spectateurs sur les plateformes numériques, traçant ainsi une trajectoire unique à la croisée du récit numérique et du cinéma indépendant. Son premier court métrage de fiction, « Gaza Kentucky », a fait sa première mondiale en compétition internationale au Festival du court métrage de Clermont-Ferrand, avant sa première dans le monde arabe au Festival du film d'El Gouna. Son court métrage documentaire « Carnet de bord à Gaza » a été récompensé par un David di Donatello, équivalent italien des Oscars.

Asmahan Bqirat – Jordanie

Asmahan Bqirat est une réalisatrice et productrice palestino-jordanienne dont le travail aborde les questions de déplacement, d'identité et de patrimoine culturel. Son premier long métrage documentaire, « Concrete Land », a fait sa première mondiale au Festival de Locarno en 2026 et a remporté le Prix du public au Festival international du film de Vancouver. Le film a également été présenté au Royaume-Uni lors du Festival du film de Londres (BFI) et poursuit sa tournée dans de prestigieux festivals internationaux, notamment à DOK Leipzig et à Doha. Asmahan travaille actuellement sur la production de deux longs métrages documentaires, « If These Stones Could Speak » et « Towards the Land », tout en amorçant les premières étapes de production de son prochain long métrage en tant que réalisatrice.

Rama Abdi – Syrie

Rama Abdi est une directrice de la photographie, monteuse et réalisatrice indépendante originaire de Damas, en Syrie. Elle a fait ses débuts dans le cinéma en 2018, collaborant à des productions publicitaires, journalistiques et cinématographiques en tant que directrice de la photo et réalisatrice. En 2022, elle a signé son premier court métrage documentaire, « Danse de poisson », et développe actuellement son premier long métrage documentaire, « Maison no 7 ».